Ce mercredi 9 avril, l’association Greenpeace ainsi que le Réseau Sortir du Nucléaire ont décidé de porter leurs préoccupations devant le tribunal administratif de Lille. Leur objectif : obtenir la révision du plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de la ville de Gravelines, pour y inclure des informations essentielles sur les risques de submersion marine et d’inondation terrestre liés à la centrale nucléaire locale. Les ONG soulignent l’obsolescence des données scientifiques qui fondent ce plan et relèvent l’importance de protéger les habitant.es qui se trouvent en première ligne face à ces dangers potentiels.
Ce mercredi 9 avril, l’association Greenpeace et le Réseau Sortir du Nucléaire ont porté une action en justice auprès du tribunal administratif de Lille. Cette démarche vise à obtenir l’adoption d’un nouveau plan de prévention des risques littoraux (PPRL) concernant la commune de Gravelines, afin d’y intégrer des mesures spécifiquement adaptées à la centrale nucléaire. Les ONG soulignent l’importance cruciale de prendre en compte les menaces de submersion marine et d’inondation terrestre que fait peser la situation actuelle sur la sécurité de cette installation.
Contexte de l’action des ONG
Au mois de décembre dernier, les deux associations avaient déjà formulé une demande officielle auprès des préfets du Nord et du Pas-de-Calais, visant à revoir ou à abroger le plan existant. Cependant, l’absence de réponse de leur part dans le délai imparti de deux mois a conduit les organisations à engager des procédures judiciaires. Cette situation illustre le besoin pressant de réévaluer les protocoles de sécurité établis autour de la centrale, surtout considerando les évolutions climatiques et les nouvelles données scientifiques.
Les lacunes du plan actuel
Les ONG critiquent ouvertement l’obsolescence des données scientifiques utilisées dans le plan de prévention des risques littoraux. Selon leurs analyses, ce plan omet de considérer des éléments essentiels comme les risques de submersion marine et d’inondation terrestre qui pourraient sérieusement menacer la centrale nucléaire. Un point de contention majeur est l’affirmation selon laquelle la centrale ne serait « pas soumise au risque de submersion ». Cette affirmation semble discutable, d’autant plus que des digues ont été construits autour de la centrale précisément pour contrer ces dangers.
La sécurité des habitants en question
Le retrait de la centrale du plan de prévention, ainsi que l’absence d’informations claires sur les dangers potentiels, soulève des interrogations importantes sur la sécurité des habitants de Gravelines et des communes environnantes. Pauline Boyer, chargée de campagne transition énergétique à Greenpeace France, met en avant que cette invisibilisation des risques nuit à la sensibilisation des personnes vivant à proximité de l’installation. Ces habitants, malgré leur engagement lors des consultations pour l’élaboration du PPRL, demeurent exposés à des menaces graves.
Un appel à la responsabilité des autorités
Les actions des ONG ne visent pas seulement à dénoncer une situation inquiétante. Elles sont également un appel à la responsabilité des autorités locales et nationales pour qu’elles prennent des mesures concrètes qui garantissent la sécurité de toutes les personnes vivant aux abords de la centrale. La mobilisation des citoyens et des associations est donc cruciale pour exiger une prise en compte sérieuse des risques liés à la centrale nucléaire dans le cadre des plans de prévention.







